お誕生日おめでとう

Ils prennent de l'âge ce mois-ci :

Orihara Kô × 01.12.1998 × 18 ans
Cook Natsuki × 10.12.1986 × 30 ans
Okuno Kaneko × 11.12.1993 × 23 ans
Aida Mariko × 11.12.1997 × 19 ans
Arai Saeko × 25.12.1994 × 22 ans



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 You'll never be all alone anymore • | Ft. Kei

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
citizen
avatar
citizen


curriculum vitae :

Daichi est né à Kyoto mais il a vécu plus de vingt ans dans la petite ville d'Himi. Il a 27 ans et est contraint de changer de métier souvent. Il est auteur-compositeur mais ne travaille pas pour une agence en particulier et sinon à l'heure actuelle, il travaille dans une école en tant que bibliothécaire.



Anecdotes :

Il a un frère jumeau • A cause de son passé, il est souvent obligé de mentir sur son identité, tout comme il se retrouve à changer de nombreuses fois de travail • Il a passé 2 ans et demi en prison, accusé à tort, pendant cette période et encore un peu après, personne n'entendit le son de sa voix. Il ne parlait pas. • Il est auteur compositeur néanmoins il utilise un pseudonyme plutôt que son prénom : Ses initiales "D.H" • Il n'aime pas se déshabiller devant les gens à cause des multiples cicatrices présentes sur son torse • Le danger le fascine, il est exactement ce genre de type qui n'hésitera pas à prendre le risque de marcher sur les railles d'un train ou de se pencher au-dessus du vide sans être attaché • La musique le détend mais il préfère en règle général les chansons calmes et sans paroles. Ironique pour un compositeur. • Il joue d'ailleurs très bien du violon et de la guitare, Daichi a un attrait particulier pour les instruments à corde• Il ne supporte pas le monde, encore moins les lieux bondés et les endroits clos, ça l'oppresse à cause de ce que cela lui rappelle • Il est plutôt distant avec les gens en règle général, que ce soit des inconnus ou des anciennes connaissances. Tout comme il est loin d'être une personne tactile • Cependant Daichi est un jeune homme généreux, avec le coeur sur la main. C'est aussi une personne calme qui ne s'emporte que rarement mais qui peut faire mal lorsqu'il le fait.



Liens : Takumi est donc son frère jumeau • Kei est son meilleur ami d'enfance et assurément plus encore ~ • Théa était sa voisine à une époque, il lui a écrit une chanson qui lui servit pour ses auditions • Hiroki, Cho Hee et T.J le confondent avec son frère •


réseaux sociaux : La fichetteLes liens


Suivis RPs : Kei ♥ Brother ♥Tetsu ♥T.JHanaYukariCho HeeHirokiTomoya




MessageSujet: You'll never be all alone anymore • | Ft. Kei   Mer 2 Nov - 13:18


Kei ◮ Daichi
Laisser Kei au centre lui avait été difficile, voir même insupportable. Daichi aurait souhaité rester à ses côtés pour toujours, ne pas avoir à partir, ne pas avoir à l’abandonner puis le laisser tout seul là-bas. Il avait peur que son petit ami ne s’effondre pour de bon, qu’il ne soit pas en mesure de se relever et que lui ne le retrouve en miette. Tous deux étaient déjà tellement brisés, il ne parviendrait pas à s’en sortir si son compagnon n’avait plus aucune joie de vivre, qu’il perdait son sourire que lui aimait tant et qu’il sombrait de plus en plus vers les ténèbres. Réellement, le compositeur ne voulait pas partir, s’en fichant totalement de sa rééducation et de finir avec une béquille à vie si cela lui permettait de se tenir auprès de celui qu’il aimait. Hors, c’était compliqué. En premier lieu parce que se rendre au centre était difficile, on ne le laissait pas rentrer sans quelqu’un de la famille, c’est à dire son père ou sa mère. Tout ça, c’était de la faute de Fukujiro, Daichi en était persuadé. Il n’avait pas besoin qu’on le lui dise pour le savoir de toute façon puisque c’était cet homme qui avait enfermé son petit ami en ces lieux. Ce n’était pas ce qui l’aiderait à aller mieux, l’ex-détenu était certain de ce qui l’avançait et à chaque fois qu’il y songeait, il en était toujours plus furieux. Principalement qu’on ne lui autorise pas la visite alors qu’ils étaient plus proches que quiconque, qu’ils étaient la vie de l’un comme de l’autre et qu’ils n’y avaient qu’eux qui étaient capables de se réconforter. Heureusement, Madame Nishinori n’était pas comme « Monsieur » et elle avait accepté à ce qu’il l’accompagne à chaque fois qu’elle devait aller le voir. Lui, il y restait le plus longtemps possible, le plus longtemps qu’on lui accordait, tentant vainement de faire sourire son bien aimé, tentant de le faire manger encore un peu même si ce n’était pas beaucoup, tentant de remettre du baume dans son coeur glacé néanmoins c’était difficile... Au fur et à mesure qu’il voyait la figure de son petit ami, qu’il le voyait triste, désespéré, effrayé aussi, Daichi éprouvait ce douloureux sentiment qu’on lui arrachait l’âme. Il luttait, chaque jour, afin de continuer de lui sourire tendrement, de le rassurer mais dés qu’il franchissait la porte, son masque s’effaçait aussitôt pour laisser place à une expression vide d’émotion, pour laisser quelques larmes coulaient sur ses joues alors qu’il se sentait impuissant.

C’était Kei qui l’avait convaincu d’aller se soigner parce que le jeune homme avait compris que celui-ci ne cesserait pas de culpabiliser s’il le voyait avec les jambes blessées. Au début, Daichi n’était pas d’accord, refusant catégoriquement avant d’y réfléchir sérieusement. Il accepta mais à une condition, la condition que pendant son absence, son compagnon devait tout faire pour se reprendre, pour manger correctement et que lorsqu’il reviendrait, si ce n’était pas le cas, il se fâcherait réellement. C’était avec une violente pointe au coeur, un poids sur la conscience que le garçon était parti, ne résistant pas à lui téléphoner le soir alors qu’à son tour, il était désormais dans un centre pour se soigner. Et ils avaient continué de s’appeler le jour d’après. Le jour d’encore après. Pendant deux semaines, ils s’étaient téléphonés, se racontant chacun ce qu’il faisant, l’ex-détenu glissant souvent des mots encourageant pour son bien aimé, lui promettant de revenir au plus vite, lui déclarant même qu’il allait de mieux en mieux. Au niveau de ses jambes bien sûr, le reste, c’était autre chose hors ceci Kei n’avait pas besoin de le savoir. Il n’avait pas besoin de savoir que Daichi dormait mal à la nuit, peinant à fermer l’oeil, qu’il mangeait tout juste parce qu’il était plus concentré à l’idée de récupérer et de se tuer à la tâche, qu’il n’avait pas très faim puis que du coup il négligeait le reste. Ce n’était pas nécessaire non plus de lui dire qu’il était rongé par la culpabilité, que son coeur se déchirait à chaque fois qu’il voyait l’image horrible de son petit ami dévasté, et qu’il s’en voulait encore d’être loin de lui à l’heure actuelle. Il était épuisé, physiquement, psychologiquement et les traits de son visage le montraient clairement hors pas une seule fois, le jeune homme n’abandonna. Peu importait si son corps était faible, s’il ressentait toutes ses courbatures qui étiraient ses muscles, qu’il était essoufflé et qu’il avait du mal à tenir sur ses jambes, il continuait d’essayer, il continuait de supporter la douleur au niveau de ses jambes puis d’apprendre à marcher sans un soutien.

Au fil des jours, il réussissait si bien qu’un sourire fier était même venu égayé sa figure pâle. Sauf que cette esquisse ne lui était même pas destinée, ce n’était pas parce qu’il marchait plus ou moins correctement que le compositeur souriait mais parce que c’était un pas de plus qu’il effectuait vers Kei. Peu à peu, il se rapprochait. Sauf qu’encore une fois, on leur joua un mauvais tour. Et lui ne saisissait pas pourquoi on s’acharnait autant sur eux, pourquoi le père de son compagnon était aussi cruel. Ce dernier leur avait coupé la ligne du téléphone et paniqué à cette idée, paniqué à l’idée que son petit ami ne soit plus mal de ne recevoir aucune nouvelle, Daichi avait songé à s’en aller. Il était directement allé voir son médecin, lui demandant une dérogation hors l’homme refusa, déclarant qu’il devrait rester au moins deux jours encore, histoire de se reposer principalement parce que lui ne le laisserait pas sortir dans de telles conditions. Le garçon n’avait su que faire, pensant à fuir en premier lieu cependant il avait songé que si Kei l’apprenait, cela n’arrangerait sûrement pas sa condition donc à la place il avait contacté la mère de ce dernier. Il lui avait laissé un message pour son amoureux, lui disant qu’il rentrait bientôt et que Kei ne devait pas baisser les bras, qu’il devait l’attendre, que ça ne serait pas long et il en faisait la promesse. Les deux jours qui avaient suivi, il avait appelé la femme de façon à prendre des nouvelles, à s’assurer que tout allait bien néanmoins il était plus que furieux contre Fukujiro qui en agissant ainsi, n’aiderait jamais son fils. Il ne ferait que l’enfoncer.

Raisonnable, le compositeur avait écouté les conseils de son médecin, faisant moins d’effort et mangeant un minimum bien que cela ne l’aida pas à récupérer des couleurs. Parce qu’il était plus inquiet que jamais, parce qu’il n’arrivait encore moins à dormir et qu’il n’avait qu’une hâte, retourner auprès de son bien aimé. Au bout du troisième jour, après avoir signé tous les papiers de sorties, le jeune homme quitta enfin l’établissement et à bord d’un taxi, il se rendit au centre où se trouvait son petit ami. Normalement, il aurait du sortir quelques jours plus tard cependant son kinésithérapeute lui avait fait comprendre qu’au vue de sa condition, il le pouvait largement mais qu’il ne devait pas se négliger pour autant puis continuer ses séances dans un cabinet près de chez lui. Daichi le ferait mais plus tard. Après avoir récupéré Kei, après être rentré à la maison. Enfin. Puisque non, il était hors de question qu’il laisse ne serait-ce qu’un jour de plus son bien aimé dans cet environnement hostile.

Une fois arrivé, il n’était pas passé par l’entrée principale, se doutant qu’on lui aurait encore interdit l’accès. Il avait cherché, contournant le bâtiment pour finalement reconnaître la chambre du professeur qui donnait au rez-de-chaussée. Il se fraya un passage entre les buissons, allant même jusqu’à ramper en dessous pour accéder à sa petite terrasse puis frapper plusieurs fois à la fenêtre. Une tendre esquisse borda ses lèvres lorsque son regard croisa celui de son cher et tendre. Et à peine celui-ci eut-il ouvert la vitre que le jeune homme n’attendit pas une seconde pour se serrer contre lui, murmurant à plusieurs reprises ô combien il lui avait manqué, ô combien il était heureux de le revoir, qu’il était désolé de ne pas avoir été là mais que tout ceci était fini maintenant, qu’ils allaient pouvoir rentrer. D’une voix douce, il lui avait demandé à préparer ses affaires, l’aidant même, lui expliquant ensuite qu’il ne pouvait pas rester ici parce qu’on les empêcherait sans arrêt de se voir, on les empêcherait d’être ensemble et que le mieux était de retourner à l’appartement. Il eut un peu de mal mais à force, il parvint à le convaincre. C’était ainsi qu’ils s’échappèrent de la chambre, passant par le chemin que Daichi avait emprunté quelques minutes plus tôt puis en taxi toujours, ils avaient pris la route de chez eux. Leur petit chez eux. C’était leur confort et certainement qu’il n’y avait que là-bas où ils se sentiraient apaisés, dans leur bulle, quitte à devoir y rester pendant des jours.

Lui prenant la main, portant ses affaires dans l’autre, il le mena doucement jusqu’à la chambre, le laissant s’installer sur le lit avant de s’allonger à ses côtés et d’entourer ses bras autour de sa taille. Un soupir d’aise s’échappa de sa bouche tandis qu’il nicha son visage contre son cou, s’amusant à frôler son nez contre sa peau.

- Ca va aller maintenant, Souffla le jeune homme sans se décaler, Je ne partirais plus jamais donc ça ira, d’accord ?

A cette réflexion, c’était à se demander qui Daichi espérait de convaincre : Son petit ami ou... Lui-même ?
©clever love.


In your heart, in your mind
I know now, just quite how my life and love might still go on. If I could, then I would, I'll go wherever you will go. Way up high or down low. I'll go wherever you will go© ΣXODUS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
citizen
avatar
citizen


curriculum vitae :

Kei est né le 23.04.1990 à Himi. Enfant unique des Nishinori, dont le père Fukujiro, est à la tête d'une grande agence immobilière connue dans le pays.
La richesse de ses parents lui a permis d'avoir une vie sans complications.
Il est parti étudié l'économie aux Etats-Unis. Là-bas, à l'âge de 22 ans, il a vu sa petite amie se faire faucher par une voiture. Petite amie qui succombera à ses blessures après quelques mois dans le coma.
Suite à cela il est rentré au pays, et a connu une période sombre. Ayant fait face à une dépression, il poursuit toujours son traitement, mais plus léger.
Grâce à son père, il a été muté dans une école privée de Tokyo où il enseigne l'économie.



Anecdotes : Kei est quelqu'un de calme, trop calme même. On dit parfois qu'il va à son rythme – on dit aussi qu'il a souvent la flemme × S'il n'a pas le temps de faire quelque chose aujourd'hui, c'est pas grave, il le fera demain × Il est poli et respectueux × Il ne s'est jamais vanté de la situation familiale × Il a étudié aux Etats-Unis ; il maîtrise l'anglais × Il adore les loutres × Il porte des lunettes pour lire – quand il pense à les mettre × Il essaie d'être le plus présent et le plus à l'écoute pour ses élèves × Au travail, il fait ce qu'il doit faire, et c'est tout. Il a retrouvé ses mauvaises habitudes de collégien × Il n'est pas très bavard × Il est rancunier × Il n'en reste pas moins quelqu'un de gentil et d'ouvert × Aux Etats-Unis, il a assisté à un accident. Sa petite-amie, Katie, était la victime. Elle est restée dans le coma plusieurs mois avant de succomber à ses blessures × Suite à cela, Kei est rentré au pays, et a fait face à une dépression. Etant suivi par plusieurs médecins et soutenu par ses parents, il a réussi à se sortir la tête de l'eau. Néanmoins, il suit toujours un traitement, se composant d'un seul somnifère. Il garde d'ailleurs toujours un tube de médicaments sur lui, au cas où



Liens :
réseaux sociaux : my story × my friends × sms


Suivis RPs : Daichi


MessageSujet: Re: You'll never be all alone anymore • | Ft. Kei   Mar 8 Nov - 0:53


Daichi ◮ Kei
Regarder Daichi partir. Le voir s'éloigner et n'apercevoir que son dos. Ne pas bouger, juste regarder.
Cette vision le terrorisait. Elle éveillait en lui tous ces souvenirs encore bien trop frais dans sa mémoire. Ses prunelles scrutaient l'arrière de sa tête, glissant sur ses mèches brunes pour tomber sur sa nuque, où il s'arrêtait un moment. Il détaillait rapidement ses épaules et s'arrêtait ensuite au beau milieu de son dos. Et il restait immobile. Il osait à peine respirer et retenait son souffle jusqu'à ce que la silhouette de son petit ami disparaisse.
Quand il était ainsi, à ne fixer que son dos, l'image tout autour de Daichi devenait floue. Elle tremblait, se déchirait et se tournait dans des cris affreux. Le décor autour de lui n'existait plus. Tout devenait sombre l'espace de quelques instants, pour l'aveugler dans la seconde suivante. Et tout changeait. Il n'était plus au centre mais était dehors. Il sentait le vent claquer contre ses joues, et ça le faisait frissonner. Il sentait aussi une forte odeur d'humidité et de renfermé. Une odeur désagréable qui le faisait grimacer. Il sentait la terre sous ses pieds. Elle tremblait. Elle le secouait. Et son cœur vibrait au même rythme, cognant douloureusement son torse à chaque pulsation. Son souffle devenait plus hésitant, plus méfiant. Il était court, presque sec, et lui brûlait la gorge.
Il se retrouvait à nouveau devant cette maison. Il se retrouvait à nouveau debout devant elle, et son regard était rivé vers la porte. Porte que Daichi venait de franchir. Il le suivait. Il était sûr qu'il le suivait. Il allait à l'intérieur aussi et il voyait de ses propres yeux l'état délabré de la bâtisse. Il ne restait plus grand chose et c'était étonnant qu'elle tienne encore. Sans trop savoir comment ni pourquoi il se retrouvait soudainement propulsé à l'extérieur, et il la regardait s'effondrer. Il la voyait perdre son équilibre et se fissurer jusqu'à ce que les murs ne soient plus en mesure de la soutenir.
Et il voyait Daichi qui partait avec elle. Il voyait les pierres l'avaler comme s'il n'était rien. Comme s'il n'était qu'un grain de poussière de plus qui tomberait sur les débris au sol.
Ca avait été difficile, de ce fait, de laisser Daichi s'en aller. De fixer son dos en ayant peur que la maison ne s'écroule à nouveau.
Fort heureusement, il était revenu.
Il restait avec lui. Il ne saurait dire si c'était pendant de longues minutes ou pendant plusieurs heures. La notion du temps lui était toujours inconnue à ce moment-là. C'était déjà un miracle qu'il sache réellement où il était. Qu'il comprenne réellement que non, Daichi n'était pas mort et que lui non plus. Que la personne devant lui était bien réelle. Qu'il était vraiment là. Il s'était imaginé presque plus fou qu'il ne l'était.
Ils ne faisaient pas grand chose quand Daichi venait le voir. Kei n'avait pas spécialement la force de faire énormément. Ils se contentaient de rester l'un à côté de l'autre, et Kei buvait littéralement l'image de son petit ami devant lui. Il ne regardait rien d'autre. Ni l'infirmière qui entrait parfois, ni sa mère qui lui succédait. Il ne regardait que Daichi, comme s'il souhaitait s'imprégner de chaque détail de son visage. Comme s'il craignait le perdre une fois qu'il partirait.
Puis il l'avait vue. Cette jambe blessée qu'il traînait. Cette béquille sur laquelle il s'appuyait. Cela le plongeait un peu plus ses souvenirs écœurants. Ca lui rappelait la chute, mais surtout le désespoir qu'il avait ressenti à ce moment-là. Cela lui rappelait sa propre incapacité à faire quelque chose. Parce qu'il n'avait pas été assez rapide pour l'aider à descendre du balcon, pour le mettre en sécurité. Il n'avait pas été assez rapide pour trouver une solution. Cela soulevait sa propre misère, sa propre faute, et sa culpabilité. Cela soulevait des tas de questionnements, d'indécisions et de doutes. Cela lui faisait mal, et appuyait un peu plus sur les plaies ouvertes de son cœur et de son âme.
Daichi n'avait pas le droit de se négliger. Surtout pas si c'était pour venir le voir. Il ne pouvait pas mettre sa santé en péril. Pas pour lui en tout cas. Daichi devait prendre soin de lui, et guérir. Il devait aller mieux, et sourire. Il ne pouvait pas vivre et profiter de chaque moment où Daichi venait en sachant qu'il laissait tomber sa propre guérison pour être là. Cela le rendait un peu plus égoïste, comme s'il forçait Daichi à être là plutôt qu'ailleurs pour guérir. Cela le rendait encore plus coupable.
Il lui avait dit alors. De suivre son traitement. Sa rééducation. Pour guérir. Il ne pouvait pas supporter de le voir ainsi tous les jours. Cela l'enfoncerait plus que ça ne l'aiderait. Et au final il savait que ce n'était pas ce que Daichi voulait. S'il était là, c'était pour l'aider. Mais avant, il devait guérir. Il devait prendre soin de lui avant de penser à Kei.
S'il continuait à venir en dépit de sa rééducation, Kei n'aurait probablement pas tenu. Parce que ce n'était pas ce qu'il voulait.
Daichi avait dit oui. En posant une condition. Que lui aussi aille mieux de son côté. Il accepta. Plus pour encourager Daichi à suivre sa rééducation qu'autre chose, mais il accepta.

Ne pouvant plus se voir, ils se parlaient alors par téléphone. Et c'était agréable d'entendre sa voix. Il restait silencieux parfois, et l'écoutait parler. Il lui demandait exprès de lui raconter sa journée pour l'entendre. Il aimait sa voix. Elle avait ce timbre particulier qu'il adorait. Elle réussissait à l'encourager. Et à chaque fois qu'il raccrochait il se disait qu'il ferait des efforts.
Hors c'était difficile. C'était difficile d'y croire et de réussir à se relever quand tout espoir et motivation avaient disparu. La nourriture avait toujours du mal à passer. Sa gorge se serrait dès qu'il voyait la couleur des aliments et il était pris d'une violente nausée. L'odeur était atroce, et il la trouvait de plus en plus dégoûtante. Parfois il se forçait à avaler quelques bouchées, jusqu'à ce que quelques larmes ne coulent et que sa gorge soit totalement fermée. Tellement fermée que même l'air ne passait plus. Il n'y arrivait pas toujours cependant et s'arrêtait avant parfois. Même s'il savait Daichi vivant, la nourriture n'avait pas encore retrouvé de sa faveur. Parce que son esprit était toujours hanté par les mêmes cauchemars et qu'il avait du mal à habituer son corps à ce changement.
Dormir aussi était encore compliqué. Il se réveillait souvent dans la nuit, généralement en sueurs ou en pleurant. Il n'arrivait toujours pas à garder les yeux fermés trop longtemps. Il n'arrivait toujours pas à se débarrasser de ces images effrayantes. Il essayait parfois, de se forcer. Mais il ne contrôlait pas ses pensées, ses rêves et encore moins ses cauchemars.

Il ne pouvait néanmoins pas dire tout cela à Daichi. Il n'arrivait même pas à l'expliquer. Et sans doute que son petit ami lui en voudrait. Qu'il dirait qu'il ne faisait pas assez d'efforts. Il ne voulait pas que Daichi arrête sa rééducation à cause de lui. Il ne voulait pas non plus qu'il lui en veuille. Mais il était et serait minable jusqu'au bout.
Il voulait le voir. Souvent. Hors il ne l'avouait pas non plus. Il savait que s'il le disait Daichi ferait tout pour venir. Et il ne pouvait pas se montrer encore plus égoïste qu'il ne l'était. L'entendre au téléphone était suffisant.

Au bout de deux semaines, la ligne fut coupée, par son père. Il eut du mal à comprendre pourquoi, après autant de temps. Il eut du mal à saisir le sens de tout ça.
Mais ça le paniquait, de savoir qu'il n'entendrait plus la voix de Daichi. Il se sentait proche de lui de cette manière. Et il se retrouvait seul à nouveau, laissé dans ses propres tourments et frayeurs.
Quand sa mère venait lui rendre visite ensuite, elle lui glissait toujours un message de Daichi. Cela ne venait pas de sa bouche directement mais il pouvait presque l'entendre lui dire. Ce n'était pas grand chose, en soit, mais c'était mieux que rien.

Ne pas entendre sa voix maintenant qu'il l'avait retrouvé était beaucoup plus dur qu'il ne l'aurait cru. Il pensait que les messages suffiraient, mais ça ne l'était pas. Les mots doux de sa mère ne changeait rien. Daichi lui manquait. C'était comme s'il était revenu brutalement au point de départ. Comme si on lui avait à nouveau arraché son petit ami. Il ne demandait pas grand chose, juste d'entendre sa voix. Juste un petit peu.
Il demanda une seule fois à son père de rétablir la ligne. Une seule et unique fois. Il s'était attendu à ce que son père réponde négativement. Mais il avait voulu essayer.

Allongé sur son lit, le regard posé sur le plafond, ses doigts s'accrochaient fermement aux draps. Comme s'il cherchait à se retenir, comme s'il cherchait à ne pas tomber. Mais c'était difficile sans Daichi. Sans sa présence. Sans sa voix. Il avait la sensation de mourir à petit feu une nouvelle fois, et c'était encore plus douloureux que la première.
L'absence de lueur se reflétait toujours dans ses pupilles, et il se disait que son âme avait sans doute définitivement quitté son corps. Qu'elle avait eu trop mal ce jour-là et qu'elle s'était enfuie. Dans un endroit meilleur, il l'espérait.
Des coups sur la fenêtre le sortirent de ses pensées, et il eut du mal à comprendre ce qu'il se passait. Il eut encore plus de mal quand il ouvrit et qu'il tomba directement sur Daichi.
Ses bras s'enroulèrent automatiquement autour de lui, son souffle s'accélérant soudainement comme si l'on venait de lui donner trop d'air d'un coup. Ses doigts s'agrippèrent à son haut, compressant toujours un peu plus le tissu au fur et à mesure que les mots de Daichi défilaient. Il aimerait lui dire tout cela aussi, mais il n'en avait pas la force pour le moment.
Et ce qu'il lui dit ensuite le perdit totalement. Préparer ses affaires ? Pourquoi ? Et comment ça, ils allaient rentrer ? Il ne pouvait pas. Pas encore. Le médecin ne lui avait pas encore dit qu'il le pouvait. Il n'avait pas le droit de partir. Ce serait brisé un interdit, n'est-ce pas ? Ce serait apporté directement la malchance sur lui s'il s'en allait sans autorisation n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas. La dernière fois ça n'avait rien apporté de bon. Ca n'apportera rien de bon cette fois non plus.
Il comprenait bien les motivations de Daichi. Il savait très bien qu'ils ne seraient pas en mesure de se voir... mais l'idée de quitter cet endroit sans qu'on ne lui ait donné la permission l'effrayait. A croire que ne pas suivre les indications était devenu une habitude maintenant. Qu'enfreindre les règles était monnaie courante. Et que s'attirer les ennuis était normal. N'avaient-ils pas retenu leur leçon ?
Il eut du mal à quitter la chambre. Il eut du mal à suivre Daichi et à sortir. Mais il le fit. Et à peine dehors son regard s'était perdu sur le ciel au-dessus de lui, d'un air clément, suppliant, pour qu'il ne s'abatte pas sur eux une nouvelle fois.

Arrivé à l'appartement, il laissa Daichi le guider vers la chambre tandis que son regard voyageait ici et là. C'était comme s'il redécouvrait ces murs pour la première fois. Son corps tremblait nerveusement et son corps tambourinait contre son torse parce qu'il craignait que l'on vienne les séparer à nouveau. Et maintenant qu'il était là, allongé sur ce lit, il se disait que peut-être il aurait dû rester là-bas. Qu'il aurait dû attendre qu'on l'autorise à partir.
Il n'aimait pas briser les interdits de base mais il aimait encore moins le faire maintenant.
A nouveau, ses bras s'enroulèrent autour de Daichi, et ses doigts s'attachèrent directement à son haut. Un souffle hésitant quitta ses lèvres et il se rapprocha un peu plus de lui. De légers frissons venaient parcourir sa peau alors que Daichi nichait son visage dans le creux de son cou.
Sa gorge ronronna faiblement dans un petit « Hm », ses épaules roulant à peine au même instant. Il ne parvenait pas vraiment à se détendre. Il avait du mal à se convaincre que c'était fini maintenant.

« Et s'ils viennent ? », demanda-t-il après quelques secondes de silence, « S'ils viennent me chercher »

Parce qu'ils allaient forcément venir le chercher, pas vrai ? Parce qu'il n'était pas encore censé se trouver là. Il devrait être là-bas. Pas ici.

« On aurait pas dû... », articula-t-il avec difficulté, ses doigts serrant un peu plus son haut contre ses paumes, « On avait pas le droit »

Sa respiration se bloqua un instant dans sa gorge alors qu'il fermait les yeux, grimaçant tandis que les souvenirs revenaient l'attaquer de plein fouet. Ses lèvres s'écartèrent, un souffle bruyant s'en échappant, et il secoua doucement son visage, articulant difficilement un « La dernière fois... »
Parce que la dernière fois qu'ils n'avaient pas pris garde, Daichi avait failli mourir. Et lui aussi.
©clever love.


one thousand lonely stars
After a few years, a few months, or even a few hours, everything disappears. Just like the stars in the skies, just like me in your life
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
citizen
avatar
citizen


curriculum vitae :

Daichi est né à Kyoto mais il a vécu plus de vingt ans dans la petite ville d'Himi. Il a 27 ans et est contraint de changer de métier souvent. Il est auteur-compositeur mais ne travaille pas pour une agence en particulier et sinon à l'heure actuelle, il travaille dans une école en tant que bibliothécaire.



Anecdotes :

Il a un frère jumeau • A cause de son passé, il est souvent obligé de mentir sur son identité, tout comme il se retrouve à changer de nombreuses fois de travail • Il a passé 2 ans et demi en prison, accusé à tort, pendant cette période et encore un peu après, personne n'entendit le son de sa voix. Il ne parlait pas. • Il est auteur compositeur néanmoins il utilise un pseudonyme plutôt que son prénom : Ses initiales "D.H" • Il n'aime pas se déshabiller devant les gens à cause des multiples cicatrices présentes sur son torse • Le danger le fascine, il est exactement ce genre de type qui n'hésitera pas à prendre le risque de marcher sur les railles d'un train ou de se pencher au-dessus du vide sans être attaché • La musique le détend mais il préfère en règle général les chansons calmes et sans paroles. Ironique pour un compositeur. • Il joue d'ailleurs très bien du violon et de la guitare, Daichi a un attrait particulier pour les instruments à corde• Il ne supporte pas le monde, encore moins les lieux bondés et les endroits clos, ça l'oppresse à cause de ce que cela lui rappelle • Il est plutôt distant avec les gens en règle général, que ce soit des inconnus ou des anciennes connaissances. Tout comme il est loin d'être une personne tactile • Cependant Daichi est un jeune homme généreux, avec le coeur sur la main. C'est aussi une personne calme qui ne s'emporte que rarement mais qui peut faire mal lorsqu'il le fait.



Liens : Takumi est donc son frère jumeau • Kei est son meilleur ami d'enfance et assurément plus encore ~ • Théa était sa voisine à une époque, il lui a écrit une chanson qui lui servit pour ses auditions • Hiroki, Cho Hee et T.J le confondent avec son frère •


réseaux sociaux : La fichetteLes liens


Suivis RPs : Kei ♥ Brother ♥Tetsu ♥T.JHanaYukariCho HeeHirokiTomoya




MessageSujet: Re: You'll never be all alone anymore • | Ft. Kei   Mar 8 Nov - 20:10


Kei ◮ Daichi
Daichi avait conscience de ses actes. Il avait question à quel point c’était mal de faire sortir son petit ami sans la permission de quelqu’un, sans en avoir parlé à Madame Nishinori et encore au père. Il n’en faisait encore une fois qu’à sa tête, ne se souciant pas des règles ni des interdictions. Seulement si on lui demandait comment cela se faisait-il qu’il n’avait pas retenu de leçon de son accident, le jeune homme répondrait que ce n’était pas pareil. Parce que si aujourd’hui il passait devant un lieu interdit au public, il fuirait, il passerait devant sans y accorder un infime regard puisqu’il se souviendrait automatiquement de ce jour où il avait pénétré dans cette maison, qu’il avait été complètement conscient et qu’il en avait amèrement subi les conséquences. Il se rappellerait de chaque son, chaque odeur, chaque geste mais surtout ce regard que son compagnon lui avait adressé, son réveil à l’hôpital où il avait cru devenir fou ainsi que ce jour où il avait retrouvé son bien aimé dans un état un lamentable. Un état qui l’obligeait à être rongé par la culpabilité, qui n’éteignait pas une seconde ses remords et qui l’attristait plus que ce qu’il ne montrait. Il n’avait pas le droit d’être misérable face à Kei, il n’avait pas le droit de l’inquiéter puis de lui faire comprendre qu’il était épuisé, que même encore aujourd’hui alors qu’il se tenait à ses côtés, il avait toujours cette impression que son coeur se brisait en des milliers de morceaux. Il se sentait tout bonnement impuissant puisque bien qu’il n’avait rien rétorqué, il avait remarqué que la condition de son petit ami ne s’était pas vraiment améliorée et il ignorait jusqu’à il devrait attendre pour ne serait-ce qu’espérer retrouver un semblant de sourire au coin de ses lèvres. Les jours au centre de rééducation avaient été difficile, il n’y avait pas eu une seule minute où ses pensées se dirigeaient vers autre chose que Kei. Il ne songeait qu’à lui, qu’à cette idée de le revoir puis de l’aider, de le sortir de ces ténèbres affreuses. Il en avait en quelque sorte négligé sa propre santé parce qu’avec toute sa détermination, avec tous ses tourments, c’était vrai que ses jambes récupéraient mais à côté, lui-même avait minci énormément, son visage était blême et quelque peu cerné par la fatigué. Il ne devait pas être si beau à voir mais il s’en fichait parce que ce qui comptait était son compagnon, était d’être auprès de lui puis de le relever. Voilà pourquoi, Daichi n’avait éprouvé aucun regret à l’idée de le forcer à s’enfuir du centre. Ce n’était pas là-bas que le professeur irait mieux. Quoi qu’on puisse lui dire, même s’il n’était pas sur d’être en mesure de le sauver, il était certain que le laisser dans un tel endroit ne ferait que détruire son bien aimé à petit feu. Il avait largement eu le temps de le constater et non, ce n’était pas en le bourrant de cachets qu’il s’en sortirait, qu’il arrêterait de déprimer ou de paniquer. Il avait besoin d’une vraie vie, d’un soutien et pour cela, le compositeur ne l’abandonnerait jamais. Peu importait ô combien c’était difficile en ce moment de se tenir à ses côtés puis de souffrir rien qu’à l’observer, il ne le laisserait pas flancher.

Il ne souhaitait pas bouger, il aurait voulu rester dans ses bras pour toujours, garder son visage niché au creux de son cou puis profiter de cette douce chaleur qui l’enflammait. Ce n’était pas simple... Sûrement que plus rien ne serait jamais comme avant. Peut-être même que d’une certaine façon, ce trésor si précieux, il l’avait perdu pour de bon car oui Kei était auprès de lui, allongé dans ce lit mais au final, est-ce que son âme elle était réellement là ? Cette réflexion lui martelait le coeur, plus que de raison, et afin de ne pas se laisser dévorer, ses doigts se crispèrent discrètement sur le haut de l’enseignant. Il écouta chacun des mots de ce dernier, les avalant si lentement qu’il se sentait défaillir un peu plus à chaque seconde qui s’évanouissait... Kei lui paraissait à la fois si proche mais à la fois si loin que presque, il aurait envie d’en pleurer.

Une triste esquisse se forma ses lèvres avant que le garçon ne se décale puis tente d’y ajouter un peu de tendresse. Secouant doucement son visage comme pour inciter son vis-à-vis à ne plus songer à tout ça, ses phalanges se calèrent suavement contre sa joue, la choyant avec son pouce.

- Je te promets qu’on ne risque rien ici, Lui souffla-t-il, se rapprochant ensuite afin de coller son front contre le sien, non pas sans cesser ses doux gestes qu’il effectuait sur la figure de son bien aimé, S’ils viennent te chercher, alors je discuterais avec eux. Je leur ferais comprendre que le meilleur endroit pour toi est ici et nul part ailleurs.

De ses lèvres, Daichi lui déposa un profond baiser sur le front pour revenir noyer son regard dans ses yeux sombres.

- Je refuse de te perdre... Et c’est ce qui arrivera si tu restes là-bas...

Parce que toute visite était interdite, parce qu’on ne leur donnait pas l’autorisation de se voir et qu’ils ne pouvaient pas être ensemble vingt quatre heures sur vingt quatre. Au centre, lui n’était pas capable de le soutenir à cent pourcents, de l’aider puis de se battre afin que son petit ami aille au mieux. Il se devait d’être à ses côtés et il lutterait jusqu’au bout pour qu’on lui accorde cette place.

©clever love.


In your heart, in your mind
I know now, just quite how my life and love might still go on. If I could, then I would, I'll go wherever you will go. Way up high or down low. I'll go wherever you will go© ΣXODUS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: You'll never be all alone anymore • | Ft. Kei   

Revenir en haut Aller en bas
 

You'll never be all alone anymore • | Ft. Kei

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» don't you trust me anymore? le 14/2/12 à 20h23
» Halicia: Cause I don't blame you anymore
» (oseady) ⊰ We don't talk anymore like we used to do.
» MOLIÈRE | I'm not able to write anymore (FREE)
» Anymore.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rainbow Entertainment :: Pendant le hiatus :: RPs-