お誕生日おめでとう

Ils prennent de l'âge ce mois-ci :

Orihara Kô × 01.12.1998 × 18 ans
Cook Natsuki × 10.12.1986 × 30 ans
Okuno Kaneko × 11.12.1993 × 23 ans
Aida Mariko × 11.12.1997 × 19 ans
Arai Saeko × 25.12.1994 × 22 ans



 
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 I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro

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curriculum vitae :

Daichi est né à Kyoto mais il a vécu plus de vingt ans dans la petite ville d'Himi. Il a 27 ans et est contraint de changer de métier souvent. Il est auteur-compositeur mais ne travaille pas pour une agence en particulier et sinon à l'heure actuelle, il travaille dans une école en tant que bibliothécaire.



Anecdotes :

Il a un frère jumeau • A cause de son passé, il est souvent obligé de mentir sur son identité, tout comme il se retrouve à changer de nombreuses fois de travail • Il a passé 2 ans et demi en prison, accusé à tort, pendant cette période et encore un peu après, personne n'entendit le son de sa voix. Il ne parlait pas. • Il est auteur compositeur néanmoins il utilise un pseudonyme plutôt que son prénom : Ses initiales "D.H" • Il n'aime pas se déshabiller devant les gens à cause des multiples cicatrices présentes sur son torse • Le danger le fascine, il est exactement ce genre de type qui n'hésitera pas à prendre le risque de marcher sur les railles d'un train ou de se pencher au-dessus du vide sans être attaché • La musique le détend mais il préfère en règle général les chansons calmes et sans paroles. Ironique pour un compositeur. • Il joue d'ailleurs très bien du violon et de la guitare, Daichi a un attrait particulier pour les instruments à corde• Il ne supporte pas le monde, encore moins les lieux bondés et les endroits clos, ça l'oppresse à cause de ce que cela lui rappelle • Il est plutôt distant avec les gens en règle général, que ce soit des inconnus ou des anciennes connaissances. Tout comme il est loin d'être une personne tactile • Cependant Daichi est un jeune homme généreux, avec le coeur sur la main. C'est aussi une personne calme qui ne s'emporte que rarement mais qui peut faire mal lorsqu'il le fait.



Liens : Takumi est donc son frère jumeau • Kei est son meilleur ami d'enfance et assurément plus encore ~ • Théa était sa voisine à une époque, il lui a écrit une chanson qui lui servit pour ses auditions • Hiroki, Cho Hee et T.J le confondent avec son frère •


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MessageSujet: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Lun 24 Oct - 21:42


Tetsuro & Daichi
I'm nowhere if I'm here without you




Combien de temps était-il dans cet état ? Depuis combien de temps dormait-il ? Daichi ne saurait répondre, pour lui c’était sûrement comme s’il avait fermé les yeux la veille puis rouvert le lendemain. Les souvenirs étaient flous dans son esprit, il ne se souvenait pas de grand chose hormis ce regard terrifié que lui adressait son petit ami alors qu’il sentait le sol s’effondrait sous ses pieds. Il avait du mal encore à penser à ce qui s’était passé avant, il y avait comme un trou noir dans sa tête, comme si volontairement cette dernière souhaitait oublié le reste. Certaines images défilaient à l’intérieur mais souvent, c’était la même. Lui, sur ce balcon alors qu’il souriait à son bien aimé, qu’il lui donnait confiance par ce simple geste mais qu’il s’écroulait la minute d’après. Il se rappelait de ces dernières pensées mais étrangement, il ne se souvenait pas de s’être endormi... Est-ce que s’il ouvrait les yeux, ça serait douloureux ? Qu’est-ce qu’il trouverait s’il se réveillait ? Et Kei, est-ce qu’il allait bien ? La maison ne l’avait pas emporté lui aussi, n’est-ce pas ? Daichi ne le supporterait pas si en quittant son sommeil, il apprenait qu’en vérité, il était le seul à avoir survécu à ce tremblement de terre, que ce dernier avait emporté la personne qu’il aimait le plus au monde. Etait-ce la raison pour laquelle il avait dormi aussi longtemps ? Parce que la réalité l’effrayait, qu’il avait peur de ce qu’il aurait pu découvrir en ouvrant les yeux. Peut-être qui savait. Il n’était pas médecin, il l’ignorait lui, tout comme il ignorait qu’il n’avait pas dormi qu’une nuit mais plus d’une quinzaine de jours. Et qu’il dormait encore d’ailleurs. Toutefois, lentement, doucement, les bruits autour de lui se fit plus fort, plus précis aussi à un point que gardant ses paupières closes, le jeune homme fronça ses sourcils. Les doigts de sa main se plièrent fébrilement, s’agrippant avec faiblesse sur le drap du lit sans trop de raison particulière. Peut-être parce qu’il voulait voir la lumière mais qu’effectuer un tel acte lui paraissait insoutenable, comme si ses paupières étaient aussi lourdes que de la pierre.

Pourtant, après quelques minutes de durs efforts, mollement, le garçon parvint enfin à ouvrir les yeux, les refermant aussitôt à cause de la luminosité qui lui semblait trop forte et l’éblouissait. Il les cligna à plusieurs reprise, son souffle s’accélérant plusieurs secondes avant de s’atténuer tandis qu’il essayait de capter l’endroit où il était. C’était logique, oui, néanmoins son corps entier était tout engourdi, tout endormi et il avait l’impression de n’être qu’une loque ambulante tant son esprit avançait au ralenti. Revenir à la réalité était compliqué, vraiment. Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Pourquoi était-il à l’hôpital ? Les souvenirs avaient du mal à revenir mais peu à peu, ça arrivait... Ses prunelles s’égarèrent dans la chambre, la détaillant de fond en comble avant de se poser sur une silhouette assise sur une chaise à côté de lui.

- Tetsuro ? Chuchota-t-il, probablement encore trop faible pour utiliser sa voix complète.

Pourquoi est-ce qu’il était là ? Est-ce qu’il s’inquiétait pour lui ? Mais, aussi égoïste que cela puisse être, pourquoi était-ce lui qui se trouvait là ? Daichi aurait pensé trouver une autre personne, pas son ancien codétenu. Cette réflexion le paniqua, affolant son coeur qui tambourina avec violence dans sa poitrine alors que ses phalanges se compressèrent avec plus de force sur le drap et que ses yeux exploraient la pièce avec plus de rapidité. Il ne l’avait pas vu avant, il ne voyait pas pourquoi il serait là maintenant. Où était son petit ami ? Est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose ? Ses lèvres s’entrouvrirent néanmoins aucun son n’en sortit à cause de cette brûlure qui lui tiraillait la gorge. Alors, trop anxieux, le compositeur voulut bouger, ne serait-ce qu’un peu, juste pour se tourner, pour s’exprimer comme il le pouvait mais il ne reçut qu’en réponse un puissant électrochoc au niveau des jambes. A croire que la morphine qu’on lui donnait sous perfusion n’était pas suffisante pour apaiser la douleur de ses fractures.

- Kei... Où il est ?

Chaque mot tremblait dans sa bouche, et il avait du les répéter à plusieurs reprises pour se faire entendre et surtout comprendre. Seulement il était mort d’inquiétude, il se souvenait maintenant, il revoyait cette maison délabré, il ressentait ses secousses sous ses pieds mais il n’arrivait plus à se rappeler où était son petit ami à ce moment là. Les images étaient encore trop flous pour qu’il réussisse à les concevoir entièrement... Et il avait tellement peur. Si son bien aimé n’était plus là, pourquoi être sorti du sommeil ? Il ne le supporterait pas.


luckyred.


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I know now, just quite how my life and love might still go on. If I could, then I would, I'll go wherever you will go. Way up high or down low. I'll go wherever you will go© ΣXODUS
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curriculum vitae :

Tetsurou est né à Fukui le 28.06.1989.
Passionné de musique tout comme sa grande sœur Naomi, ils rêvaient de former un duo. Mais la jeune femme se tourna vers ses études, délaissant quelque peu ce rêve fou. Chose qui n'avait pas empêché Tetsurou d'y croire. Il continuait de se perfectionner à l'écriture et à la composition des chansons et dans la maîtrise de nombreux instruments.
Doué en informatique, il avait piraté les ordinateurs de ses voisins ou du banquier, dévoilant leurs petits secrets - anonymement. Il avait aussi piraté le site de la police, afin de vérifier les antécédents du petit-ami de sa sœur. A ce moment-là, il découvrit que sa sœur était violentée par ce dernier. Il tenta de relancer le dossier en dénonçant anonymement toujours les policiers qui avaient accepté de l'argent en échange de leur silence. Tout ça parce que la famille du petit-ami de sa sœur était riche.
Quelques temps plus tard, sa sœur mit fin à ses jours, et Tetsurou, avide de vengeance, tenta de pirater les ordinateurs de son petit-ami et de se famille. Il ne put y parvenir puisqu'il fut arrêté et condamné.
En sortant de prison, il reprit ses études de médecine, et devint infirmier.

Anecdotes :

Il ne sépare jamais de son collier × Il a pris des cours d'auto-défense au collège et a poursuivi au lycée. Ca lui a été utile en prison × Il a été enfermé pour piratage informatique × On pourrait qualifier Tetsurou de « grande gueule » ; il compense sa petite taille comme il peut × Il boit beaucoup de lait. Parce que ça fait grandir. Et qu'il croit toujours pouvoir pousser dans la nuit – l'espoir fait vivre non ? × Il est bon cuisinier, et surtout, est un très bon pâtissier × Passionné de musique, il sait jouer de la guitare, du piano, de l'harmonica et du saxophone × Il écrit et compose ses propres chansons, qu'il joue ensuite dans la rue × Il est nul en dessin × Il est du genre à rire un peu trop et à raconter un peu trop de blagues qui ne font rire que lui × Il est sarcastique, râleur, et un peu trop franc × Il n'en reste pas moins sensible × Il est très protecteur, attentionné et serviable × Il est maniaque × Ses guitares sont ses bébés × Il est très expressif × Il porte souvent des casquettes × Il a peur des tortues × Il cite généralement le chien comme animal favori × Côté musique il écoute de tout × Il possède deux ordinateurs chez lui × Sa sœur était très importante pour lui. Elle l'est toujours, et le restera. Il n'a pas encore totalement fait le deuil



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MessageSujet: Re: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Lun 24 Oct - 22:29


daichi ◮ tetsurou
D'habitude, Tetsurou aimait travailler. Il aimait se rendre à son travail, aider les autres, et tenter de leur changer les idées. Il aimait raconter n'importe quoi, rire pour tout et rien. Pour se détendre, mais aussi pour détendre les patients dont il s'occupait. Être à l'hôpital n'était jamais amusant. Pour personne. Et c'était idiot, mais c'était parfois plus dur pour le corps médical. Pour ces médecins qui franchissaient la porte tous les jours. Pour lui aussi. Aucun d'eux ne savait le cas qu'ils allaient devoir traiter. Cela pouvait aller du petit accident à quelque chose de beaucoup plus grand.
Le plus dur dans ce métier n'était pas ce que l'on voyait au quotidien. Il était vrai que ce n'était pas toujours joli, que c'était presque dégoûtant parfois et que personne n'avait à voir ça. Mais on s'y habituait vite, bizarrement.
Non, le plus dur, c'était d'affronter les familles. De leur expliquer la situation dans laquelle se retrouvait leur proche sur le brancard. Leur dire pourquoi il ne pouvait pas sortir, pourquoi il ne pouvait plus marcher, pourquoi il ne pouvait plus voir. Et pourquoi il ne pouvait plus vivre. C'était difficile, d'aller vers eux, pour leur dire tout ça. C'était difficile, de devoir rester immobile face à leur peine, de les regarder s'effondrer, de les voir souffrir. Cette douleur-là n'était pas quelque chose que l'on pouvait guérir d'un simple coup de baguette magique. Cette douleur-là était bien plus sévère qu'une plaie ouverte, et mettait beaucoup plus de temps à guérir.
C'était probablement pour cela que Tetsurou ne s'occupait jamais de ça. Il comprenait la peine que cela faisait d'entendre qu'un proche n'était plus. Il n'avait même pas encore réussi à totalement passer outre le décès de sa sœur. Impossible pour lui d'en annoncer un aux autres. Ses collègues le faisaient mieux que lui. Lui n'avait pas les mots.
Il n'était pas fait pour être rassurant, il était fait pour faire rire. Certes, il faisait souvent mouche. Mais les gens ne pensaient plus au reste généralement.
Hors aussi idiot qu'il pouvait être, il savait qu'il y avait des situations où l'humour ne pouvait rien faire. Où une blague plus ou moins bien placée serait plus blessante qu'apaisante.
Leur douleur, il la partageait encore avec eux. Il se levait souvent le matin en se disant que non, Naomi n'était pas morte. C'était vivre dans le déni, d'une certaine façon. Mais au fond, elle savait qu'elle n'était plus là. Mais ce vide, ce manque, cette tristesse, il la ressentait. Comme au premier jour. Comme toutes ces personnes à qui l'on venait annoncer la plus terrible des nouvelles.

Cette douleur d'ailleurs, qu'il avait vu durant plusieurs jours dans le regard d'une seule et même personne. Il avait essayé, pourtant. De lui changer les idées. De le faire parler. Bouger. Sortir. Il avait essayé. Il s'était mis à parler de tout et de rien, pour lui changer les idées. Il avait bien compris que ça ne servait à rien, mais il avait continué. Au cas où. Parce qu'il ne voulait pas abandonner. Tetsurou avait la conviction que Daichi finirait par se réveiller. Ce n'était pas possible. Et il y croyait dur comme fer. Et malgré le léger hochement de tête qu'il obtenait du professeur parfois, il se rendait bien compte que pour lui, c'était comme si tout était déjà fini. Il semblait à bout. Un peu plus chaque jour. Et lui le voyait couler sans réussir à le retenir. C'était frustrant. Blessant aussi d'une certaine façon. Il aurait voulu mieux le connaître. Il regrettait presque de ne pas être passé les voir plus souvent, pour parler avec le professeur. Pour connaître son histoire, son passé, ses motivations. Peut-être aurait-il réussi à trouver les bons mots si ça avait été le cas ? Ou peut-être pas.
Il avait bien compris que le seul qui aurait pu le ramener, c'était Daichi.

Assis sur la chaise que Kei avait longtemps occupé, ses yeux fixaient le plafond. Ses genoux se cognaient parfois l'un contre l'autre alors qu'il les balançait un peu de tous les côtés. Ses doigts étaient amenés en une même masse sur son ventre, et il attendait.
Il avait fini le travail depuis quelques heures, et était directement venu dans la chambre de Daichi. Il avait juste pris le temps de se changer. Il lui avait raconté sa journée, en donnant tous les détails – vraiment tous les détails – mais ne trouvait plus rien à dire maintenant. On lui avait souvent dit qu'il fallait discuter avec les personnes dans le coma, que ça pouvait les aider à revenir à eux. Alors c'était ce qu'il faisait.
Parce que, bordel, il voulait que Daichi rouvre les yeux. Il ne l'avait pas montré, mais il était terriblement inquiet. Il s'était caché devant les parents de son ami, devant Kei. Mais il y pensait souvent quand il était chez lui. Ou quand il était ici, comme aujourd'hui. Et les traits de son visage reflétaient parfaitement cette légère angoisse qui secouait son cœur.
S'il n'ouvrait plus les yeux ? Hein ? S'il était parti pour de bon ? Que ferait-il ? Comment l'avouera-t-il aux parents du patient ? A Kei ?

Un très poétique « Oh bordel » glissa contre sa bouche alors qu'il sursautait sur sa chaise. Son regard se déposa immédiatement sur le visage de Daichi, ses yeux clignant rapidement alors qu'il se redressait. Il resta un moment là, immobile, comme un idiot. Il l'avait entendu prononcer son prénom. Même si ce n'était qu'un murmure. La pièce était tellement silencieuse que l'on entendait tout.
Il quitta le siège, se levant précipitamment un sourire totalement idiot se formant sur ses lèvres tandis que ses prunelles exprimaient toute l'émotion qu'il contenait. Il était là. Il était de nouveau parmi eux. Il était réveillé.

Cependant, à la question de Daichi, son sourire disparut automatiquement, ses mots mourant petit à petit dans sa gorge. Évidemment. Il aurait dû s'y attendre. Kei.
Un air embêté se posa sur son visage, l'une de ses bras se perdant dans ses cheveux alors qu'il grimaçait, tournant la tête vers le reste de la chambre. Il ne pouvait pas mentir. Ca ne servirait à rien en plus de n'être pas bon pour Daichi.

« Il est... », commença-t-il, sa main glissa sur son collier pour venir serrer le pendentif. Il commençait à en avoir assez de donner des mauvaises nouvelles dernièrement. « Il va bien hein, rassure-toi », et il leva un instant le regard vers le plafond se traitant d'imbécile. « Aller bien » n'était peut-être pas les mots qui définissaient le mieux le professeur aujourd'hui. Enfin, il en savait rien. Si ça se trouvait, il était déjà dehors en train de cueillir des fleurs pour en faire un bouquet – il en doutait cela dit. « Il est juste... pas là »

Cet enfant était-il totalement idiot tout compte fait ? Comme si Daichi n'avait pas vu par lui-même que Kei n'était pas là...

« Je dois prévenir le médecin, lui dire que tu t'es réveillé », lui dit-il en lui indiquant d'un signe de main de ne pas bouger, « Et on parlera ensuite, promis »

Il s'éloigna doucement, ouvrant la porte de la chambre, et arrêta une infirmière qui passait par là, lui demandant d'aller lui chercher le dit médecin, car Daichi venait de se réveiller. Ceci fait, il retourna directement près de lit.
Tiens, il devrait peut-être prévenir ses parents aussi non ?
©clever love.


one thousand lonely stars
i've died a thousand times ✻  i'd die to be where you are. i tried to be where you are. every night, i dream you still here. the ghost by my side, so perfect so clear. when i awake, you disappear.
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Daichi est né à Kyoto mais il a vécu plus de vingt ans dans la petite ville d'Himi. Il a 27 ans et est contraint de changer de métier souvent. Il est auteur-compositeur mais ne travaille pas pour une agence en particulier et sinon à l'heure actuelle, il travaille dans une école en tant que bibliothécaire.



Anecdotes :

Il a un frère jumeau • A cause de son passé, il est souvent obligé de mentir sur son identité, tout comme il se retrouve à changer de nombreuses fois de travail • Il a passé 2 ans et demi en prison, accusé à tort, pendant cette période et encore un peu après, personne n'entendit le son de sa voix. Il ne parlait pas. • Il est auteur compositeur néanmoins il utilise un pseudonyme plutôt que son prénom : Ses initiales "D.H" • Il n'aime pas se déshabiller devant les gens à cause des multiples cicatrices présentes sur son torse • Le danger le fascine, il est exactement ce genre de type qui n'hésitera pas à prendre le risque de marcher sur les railles d'un train ou de se pencher au-dessus du vide sans être attaché • La musique le détend mais il préfère en règle général les chansons calmes et sans paroles. Ironique pour un compositeur. • Il joue d'ailleurs très bien du violon et de la guitare, Daichi a un attrait particulier pour les instruments à corde• Il ne supporte pas le monde, encore moins les lieux bondés et les endroits clos, ça l'oppresse à cause de ce que cela lui rappelle • Il est plutôt distant avec les gens en règle général, que ce soit des inconnus ou des anciennes connaissances. Tout comme il est loin d'être une personne tactile • Cependant Daichi est un jeune homme généreux, avec le coeur sur la main. C'est aussi une personne calme qui ne s'emporte que rarement mais qui peut faire mal lorsqu'il le fait.



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MessageSujet: Re: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Mar 25 Oct - 11:21


Tetsuro & Daichi
I'm nowhere if I'm here without you




Il avait du mal à se connecter à la réalité, il avait du mal à réaliser tout court ce qu’il se passait, ce qu’il s’était passé et pourquoi il se sentait si faible. Des tas d’interrogations tournoyaient dans son esprit mais il était trop dans les vapes, trop dans le trouble, pour parvenir à penser correctement. Sur le moment, l’unique chose à laquelle Daichi arrivait à songer était Kei. Seulement et uniquement Kei. Comment aurait-il pu penser à autre chose que son petit ami de toute manière ? Lui n’avait que faire de mourir, de devoir subir d’atroces souffrances mais son bien aimé... Non. Et ça l’effrayait. Pourquoi est-ce que ce dernier n’était pas là aujourd’hui ? Pourquoi était-ce Tetsuro qui se tenait à son chevet ? Comptait-il lui annoncer une mauvaise nouvelle ? Il n’allait quand même pas osé lui faire ça ? Il n’allait pas lui annoncer qu’ils avaient réussi à le sauver lui et pas son petit ami. Le compositeur ne le supporterait pas et surtout, il en voudrait au monde entier de l’avoir privilégié lui au professeur. Ce dernier ne méritait pas d’être blessé, pas même une infime égratignure, il méritait de gravir les échelons, de monter loin, très loin, mais pas de disparaître aussi jeune. Son coeur s’affolait dangereusement à l’intérieur, son souffle était court. Cette idée le terrifiait. Il n’était pas prêt d’entendre ça, pas alors qu’il venait tout juste de se réveiller et que lui-même avait conscience d’avoir frôler la mort. Il se retrouvait d’ailleurs particulièrement surpris d’être en vie... Mais si c’était pour pas perdre la personne la plus chère à ses yeux, il ne se sentirait plus jamais prêt d’affronter le monde. Il voulait voir Kei, l’entendre lui dire que tout allait bien, qu’ils se verraient bientôt, qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter... Tant qu’il n’était pas là, tant qu’il n’était pas certain que ce dernier se portait parfaitement bien, Daichi n’était pas tranquille... Il était reconnaissant envers son ancien codétenu pour être venu lui tenir compagnie, pour être resté à son chevet pendant qu’il dormait néanmoins le voir ici ne le rassurait pas du tout. Parce que logiquement, Kei aurait du se tenir ici non ? Il y avait l’hypothèse qu’il ait été traumatisé par la chute mais il ne l’aurait pas abandonné pour autant n’est-ce pas ? Le jeune homme n’était pas en mesure de songer objectivement, ses bras commencèrent à trembler sous l’angoisse alors qu’il attendait la réponse avec appréhension. Une réponse qui ne tarda pas finalement... Une réponse qui le soulagea plus que de raison même s’il ne saisissait pas pourquoi il n’était pas ici s’il allait réellement bien...

« C’est vrai ? » Souffla faiblement le compositeur « Il n’est pas blessé ? »

Parce qu’au fond, c’était ce qui l’inquiétait le plus. La simple idée que le père de son bien aimé était venu le chercher pour l’obliger à aller dans un centre ne lui avait pas effleuré l’esprit. Jamais il n’aurait pu croire ça, surtout que lui-même ignorait avoir été dans le coma pendant une quinzaine de jours. Il ne pouvait pas savoir que son petit ami était en réalité dans un piteux état, qu’il n’avait jamais été aussi désespéré qu’à l’heure actuelle et que tout son monde s’était effondré le jour-même où Daichi avait eu ce misérable accident.

Il ne comprenait pas ce qu’il se déroulait ici. Il ne comprenait pas pourquoi Tetsuro avait besoin de prévenir le médecin de son réveil mais la vérité était qu’il n’arrivait pas à songer correctement, qu’il n’était pas en état de comprendre. Il était beaucoup trop faible pour avoir ne serait-ce que l’envie de discerner quoi que ce soit. Et s’il avait dormi pendant quinze jours, il aurait pu dormir encore. Tout son corps était courbaturé, il le ressentait et il n’arrivait pas à bouger ses jambes à cause de la douleur que celles-ci lui procuraient. Cela le déprimait, complètement. Combien de temps allait-il être dans cette condition ? Allait-il vraiment s’en sortir ou bien devrait-il rester cloué dans ce lit pour le reste de son existence ? Il ne se sentait pas bien. Pas du tout... Dés qu’il était seul, Daichi se retrouvait si facilement démuni, il ne parvenait pas à penser sereinement, positivement et broyait du noir de partout. Bien qu’il ne disait rien, il n’était pas rassuré que son petit ami ne soit pas à ses côtés. Il ne comprenait pas pourquoi celui-ci n’était pas auprès de lui, pourquoi il n’était pas là pour le soutenir s’il était réellement en bonne santé. Cette simple idée le tétanisait au plus au point. Kei ne l’avait pas abandonné n’est-ce pas ? Il allait bientôt revenir, pas vrai ? Il franchirait cette porte, des boissons en main puis il se presserait vers lui, lui déclarant qu’il avait eu tellement peur. Il ferait ça n’est-ce pas ? Il ne pouvait pas l’avoir laissé, il n’avait pas le droit... Il l’avait promis.

Le blessé ne s’occupa de son ami qui discutait à l’entrée, ses prunelles étaient rivées sur le plafond, s’égarant un peu ailleurs dans la pièce parce qu’il ignorait où les poser. Ses doigts se crispaient de plus en plus violemment - du moins aussi fort que sa condition le lui permettait - alors qu’il ne réussissait pas à éteindre cette angoisse qui l’habitait. Dés que son camarade revint à ses côtés, il détourna légèrement ses iris en sa direction, ses pupilles brillaient d’inquiétude et d’incompréhension.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé, Tetsuro ?

Sa voix n’était que murmure, tremblotante à l’idée de ce que son vis-à-vis pourrait lui expliquer quant à son accident. Daichi peinait à se souvenir de tous les détails, les images étaient troubles et il ignorait lesquelles étaient vrais, lesquelles étaient fausses. Qu’est-ce qui était arrivé pour que lui se retrouve dans une telle condition et pour que son petit ami ne soit pas à ses côtés ? Est-ce que Kei n’avait pas supporté de le voir dans cet état ? Peut-être se reprochait-il son accident alors il avait préféré sortir de son existence... Si c’était ça, non, il n’avait pas le droit. Jamais.


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Passionné de musique tout comme sa grande sœur Naomi, ils rêvaient de former un duo. Mais la jeune femme se tourna vers ses études, délaissant quelque peu ce rêve fou. Chose qui n'avait pas empêché Tetsurou d'y croire. Il continuait de se perfectionner à l'écriture et à la composition des chansons et dans la maîtrise de nombreux instruments.
Doué en informatique, il avait piraté les ordinateurs de ses voisins ou du banquier, dévoilant leurs petits secrets - anonymement. Il avait aussi piraté le site de la police, afin de vérifier les antécédents du petit-ami de sa sœur. A ce moment-là, il découvrit que sa sœur était violentée par ce dernier. Il tenta de relancer le dossier en dénonçant anonymement toujours les policiers qui avaient accepté de l'argent en échange de leur silence. Tout ça parce que la famille du petit-ami de sa sœur était riche.
Quelques temps plus tard, sa sœur mit fin à ses jours, et Tetsurou, avide de vengeance, tenta de pirater les ordinateurs de son petit-ami et de se famille. Il ne put y parvenir puisqu'il fut arrêté et condamné.
En sortant de prison, il reprit ses études de médecine, et devint infirmier.

Anecdotes :

Il ne sépare jamais de son collier × Il a pris des cours d'auto-défense au collège et a poursuivi au lycée. Ca lui a été utile en prison × Il a été enfermé pour piratage informatique × On pourrait qualifier Tetsurou de « grande gueule » ; il compense sa petite taille comme il peut × Il boit beaucoup de lait. Parce que ça fait grandir. Et qu'il croit toujours pouvoir pousser dans la nuit – l'espoir fait vivre non ? × Il est bon cuisinier, et surtout, est un très bon pâtissier × Passionné de musique, il sait jouer de la guitare, du piano, de l'harmonica et du saxophone × Il écrit et compose ses propres chansons, qu'il joue ensuite dans la rue × Il est nul en dessin × Il est du genre à rire un peu trop et à raconter un peu trop de blagues qui ne font rire que lui × Il est sarcastique, râleur, et un peu trop franc × Il n'en reste pas moins sensible × Il est très protecteur, attentionné et serviable × Il est maniaque × Ses guitares sont ses bébés × Il est très expressif × Il porte souvent des casquettes × Il a peur des tortues × Il cite généralement le chien comme animal favori × Côté musique il écoute de tout × Il possède deux ordinateurs chez lui × Sa sœur était très importante pour lui. Elle l'est toujours, et le restera. Il n'a pas encore totalement fait le deuil



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MessageSujet: Re: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Mar 25 Oct - 13:34


daichi ◮ tetsurou
Il était soulagé que Daichi ait rouvert les yeux. Soulagé, et heureux. Il le savait, que son ami reviendrait à lui, qu'il reviendrait parmi eux. Il avait eu raison d'y croire. Il avait eu raison d'espérer. Il avait eu raison de ne pas abandonner cette idée. La preuve. Daichi était à nouveau là.
Sur le coup, il se sentait chanceux d'avoir assisté à son réveil. Chanceux de se tenir à ses côtés en cet instant. Il aimerait tellement exprimer sa joie. Il aimerait tellement évacuer le stress et l'inquiétude de ces derniers jours. Il aimerait lui dire qu'il avait eu peur et que plus jamais, il ne devait lui faire un truc comme ça. Il aimerait lui avouer tout ça et bien plus encore. Il voulait lui dire qu'il avait eu raison depuis le début.
Mais il ne le pouvait pas. Bizarrement, sans le professeur, tout cela avait moins de saveur. Etait-ce étrange de penser ça ? Sans doute. Mais il aurait voulu vivre ça avec lui. Ou plutôt, il aurait voulu que le professeur vive ça à sa place. Ce n'était pas à lui de se tenir là, près de son lit à sourire comme un imbécile heureux. Ce n'était pas à lui de lui dire qu'il était soulagé de l'entendre à nouveau. Ce n'était pas à lui de le rassurer, de le réconforter et de lui tenir la main pour l'encourager. C'était frustrant.
Il souhaitait tellement que Kei soit présent aujourd'hui. Après ce qu'ils venaient de traverser tous les deux, l'enseignant aussi méritait du repos. Beaucoup de repos. Il méritait d'être soulagé, d'être apaisé. Il savait que ça le rassurerait lui aussi. Que ça lui ferait du bien. Il avait vu tellement de désespoir dans son regard tous les jours. Il n'était même pas sûr d'en avoir vu autant un jour. Le pire avait probablement été d'être témoin de l'extinction de la flamme dans son regard et de ne pouvoir rien faire pour la raviver. Pour la faire brûler. Il semblait avoir abandonné tout espoir. Avoir abandonné toute envie de vivre. Il n'avait jamais vu quelqu'un couler aussi rapidement. A l'heure qu'il était, probablement qu'il s'était même déjà noyé.

Que pouvait-il répondre à Daichi ? Non, Kei n'était pas blessé. Il n'avait rien. Aucune plaie, aucun bleu. Il était quasiment comme neuf, à quelques détails près. Serait-ce mentir de lui avouer cela ? Serait-ce mal de vouloir le rassurer en lui disant que non, le professeur n'avait rien ? Qu'il était en forme. Non, ça, c'était exagéré. Il ne pouvait néanmoins pas entrer dans les détails. Alors il répondit un petit « Non » dans un léger sourire. Physiquement parlant, non. Aucune trace de cet événement marquait sa peau.
Son esprit, en revanche... Mais il ne pouvait pas lui dire. Il ne pouvait pas dire qu'il avait assisté à la chute du professeur. Il ne pouvait pas lui dire qu'il était épuisé – parce qu'il les avait vues, les cernes sous ses yeux – il ne pouvait pas non plus lui dire qu'il semblait mort de l'intérieur. Il ne pouvait pas non plus lui dire qu'il ne parlait plus. Qu'il restait muet. Qu'il restait dans son monde, enfermé sur lui-même. Enfermé dans ses pensées.
Il ne voulait pas paniquer Daichi. Pas dès son réveil. Il s'en excusait d'avance, mais il préférait mentir. Ou du moins, il préférait ne pas révéler chaque détail. Tout comme lui, Daichi n'avait pas précisé s'il parlait de la santé mentale du professeur ou s'il parlait de blessures apparentes sur son corps. Alors lui non plus, ne précisa pas. Daichi n'avait pas besoin d'un si gros stress dès le réveil.
Il préférait attendre qu'il ait un minimum retrouvé ses esprits. Il préférait attendre encore un peu, jusqu'à ce qu'il décrète qu'il pouvait lui en parler. En attendant, c'était suffisant.

Et comme à chaque réveil d'une personne dans le coma, un médecin devait venir vérifier son état. Il jugeait que c'était le plus important pour le moment, que la discussion pouvait arriver après. De plus, l'avis du médecin lui permettrait de savoir s'il pouvait tout lui avouer librement ou s'il devait continuer à mentir encore un peu. Il prévint alors une infirmière, pour se remettre rapidement à côté du lit.
Qu'est-ce s'était-il passé ? Un son vibra dans sa gorge. Trop court pour être un rire nerveux, pas assez long pour être un grognement. Ses doigts se posèrent sur son visage, tombant mollement sur sa nuque où il se pinça la peau. Un soupir quitta ses lèvres et il leva le regard vers le plafond, une mine désemparée sur le visage.
Il y avait tellement de choses à dire. Il avait tellement d'explications à lui donner, tellement de détails à exposer. Tellement de secrets à révéler. Il grimaça fortement, un air peu motivé collé au visage. Il secoua quelque peu la tête et haussa les épaules, laissant ensuite ses bras retomber le long de son corps.
Que s'était-il passé, hein ? Lui-même se posait la question. En soit, il n'avait rien compris. Il n'avait pas compris pourquoi Daichi se retrouvait cloué sur ce lit. Pourquoi il se retrouvait perdu dans un sommeil qu'il n'avait pas demandé. Il n'avait pas compris pourquoi l'état du professeur empirait de jour en jour. Et il avait encore moins compris quand le père de ce dernier était venu pour le prendre avec lui, et l'emmener. Dans un centre. La plus grosse blague que Tetsurou n'ait jamais entendu, honnêtement. Tout ça était passé tellement vite. Il n'avait pas vu ces quinze derniers jours filer. Il n'avait même pas eu le temps de tout digérer, que Daichi ouvrait déjà les yeux aujourd'hui.
Alors, vraiment, qu'on lui explique, que s'était-il passé ? Il aimerait savoir aussi. Il aimerait comprendre.

Il ne savait pas quoi répondre. Il ne savait pas de quoi Daichi se souvenait, à supposer qu'il se souvienne de quelque chose.
Devait-il lui parler de l'accident ? De la maison et du tremblement de terre ? Devait-il lui parler de son coma, lui dire qu'il était endormi depuis une quinzaine de jours et que les médecins n'avaient aucun espoir ? Devait-il lui parler de ses blessures aux jambes ? Une chose était sûre, il ne pouvait pas lui parler de Kei. C'était encore trop tôt et lui-même jugeait que ce n'était pas le bon moment. Le trouverait-il cela dit, ce « bon moment » ? Certainement que non. Mais viendrait un instant où il n'aurait pas le choix que de tout raconter. En détails. Cet instant n'était pas maintenant, en tout cas.

« Tu ne te souviens pas ? », demanda-t-il doucement, ses doigts avec son collier.

Il inclina légèrement la tête sur le côté, une petite grimace froissant ses traits, sa main s'accrochant un peu plus furieusement à son pendentif.

« Il y a eu un tremblement de terre il y a une quinzaine de jours à peu près », expliqua-t-il d'une voix lente, et calme.

Il resta silencieux ensuite, laissant à Daichi de se remémorer ce jour-là. Ses doigts ne cessaient d'entourer cette clé de sol à son cou, jouant avec, la lâchant parfois pour aller directement la récupérer. Il n'avait pas autant joué avec que dernièrement. Mais le tenir le calmait. Plus ou moins.

« Tu te souviens de ce tremblement de terre ? », l'interrogea-t-il ensuite, voulant savoir où commençaient les souvenirs de Daichi et où ils s'arrêtaient, surtout. Voulant savoir ce qu'il pourrait dire. Parce qu'il ne voulait pas le brusquer ni le forcer à se rappeler de tout. Il voulait y aller à son rythme. « Tu te souviens de ce jour-là ? » Et quand il y pensait, il se rendait compte que lui ne risquait pas d'oublier. Ni ce jour-là, ni ceux d'après.
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curriculum vitae :

Daichi est né à Kyoto mais il a vécu plus de vingt ans dans la petite ville d'Himi. Il a 27 ans et est contraint de changer de métier souvent. Il est auteur-compositeur mais ne travaille pas pour une agence en particulier et sinon à l'heure actuelle, il travaille dans une école en tant que bibliothécaire.



Anecdotes :

Il a un frère jumeau • A cause de son passé, il est souvent obligé de mentir sur son identité, tout comme il se retrouve à changer de nombreuses fois de travail • Il a passé 2 ans et demi en prison, accusé à tort, pendant cette période et encore un peu après, personne n'entendit le son de sa voix. Il ne parlait pas. • Il est auteur compositeur néanmoins il utilise un pseudonyme plutôt que son prénom : Ses initiales "D.H" • Il n'aime pas se déshabiller devant les gens à cause des multiples cicatrices présentes sur son torse • Le danger le fascine, il est exactement ce genre de type qui n'hésitera pas à prendre le risque de marcher sur les railles d'un train ou de se pencher au-dessus du vide sans être attaché • La musique le détend mais il préfère en règle général les chansons calmes et sans paroles. Ironique pour un compositeur. • Il joue d'ailleurs très bien du violon et de la guitare, Daichi a un attrait particulier pour les instruments à corde• Il ne supporte pas le monde, encore moins les lieux bondés et les endroits clos, ça l'oppresse à cause de ce que cela lui rappelle • Il est plutôt distant avec les gens en règle général, que ce soit des inconnus ou des anciennes connaissances. Tout comme il est loin d'être une personne tactile • Cependant Daichi est un jeune homme généreux, avec le coeur sur la main. C'est aussi une personne calme qui ne s'emporte que rarement mais qui peut faire mal lorsqu'il le fait.



Liens : Takumi est donc son frère jumeau • Kei est son meilleur ami d'enfance et assurément plus encore ~ • Théa était sa voisine à une époque, il lui a écrit une chanson qui lui servit pour ses auditions • Hiroki, Cho Hee et T.J le confondent avec son frère •


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MessageSujet: Re: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Mar 25 Oct - 14:29


Tetsuro & Daichi
I'm nowhere if I'm here without you




Est-ce qu’il se souvenait ? Daichi l’ignorait. Les images étaient vraiment troubles dans son esprit mais il y avait un immense trou noir entre avant, après et même pendant. Il se souvenait amèrement de ce sol qui tremblait sous ses pieds. Cette image là était parfaitement ancrée dans sa tête. Il se souvenait de la peur qu’il avait ressenti, de l’angoisse qui habitait son coeur et la peur de ne plus jamais voir son petit ami. Probablement que cette pensée avait été la plus stupide de sa part puisque jusqu’à ces derniers instants, il n’avait que Kei en tête, que cet amour fou qu’il éprouvait pour ce dernier et aujourd’hui encore, étrangement, le compositeur se souvenait de cela, de cette sensation qu’il avait ressenti alors qu’il sentait la mort l’approchait de plus en plus. Cette maison, il la voyait dans son esprit également, il pouvait la concevoir quelque peu... Pas énormément, elle était flou elle aussi cependant il se rappelait qu’elle n’était pas en très bon état, en très mauvais état même. Il état à l’étage, il ignorait ce qu’il faisait à l’étage mais il semblait chercher quelque chose puis la terre avait commencé à trembler. C’était sûrement tout ce qu’il était capable de se remémorer pour l’instant... Il se souvenait de chacune des sensations, vraiment, mais il ne parvenait pas à tout expliquer, tout concevoir en détail. Il savait que son bien aimé était avec lui, dans la maison ou non, il l’ignorait mais il savait qu’il s’était rendu dans cet endroit en sa compagnie. Seulement où, comment, pourquoi, le compositeur n’arrivait pas à s’en rappeler. Peut-être à cause du choc, peut-être parce qu’il venait tout juste de se réveiller et qu’il peinait à rassembler ses esprits, peut-être à cause de ses médicaments qui le droguaient... Sûrement que ses souvenirs reviendraient plus tard ou peut-être pas. Juste qu’il aimerait comprendre... Il aimerait comprendre pourquoi il était le seul à l’hôpital et qu’est-ce qu’il avait. La maison qui s’effondrait, étrangement, ça aussi, le jeune homme s’en souvenait. Il n’avait pas les images cependant, il avait juste cette sensation de vide sous ses jambes, cette douleur atroce qui lui martelait le corps, le coeur et la tête mais pas le reste. Il n’arrivait vraiment pas à situer son compagnie à ce moment là et ça l’effrayait... Cela le terrifiait parce qu’il avait peur que Tetsuro lui mente, il avait peur que celui-ci ne lui cache la vérité et refuse de lui avouer que Kei était dans un état encore plus grave que lui, que le bitume l’avait écrasé et que peut-être même, il n’était déjà plus de ce monde. Hors si c’était cela, Daichi le ressentirait n’est-ce pas ? Il le saurait si son petit ami était mort et il avait l’impression que ce n’était pas le cas, qu’il était vivant mais il ne savait pas dans quel état... Son ami lui avait certifié que non, il n’était pas blessé cependant et s’il lui mentait ? Parce qu’il avait beau pensé que son amour l’avait abandonné, il ne réussissait pas à se convaincre à cette idée, cela lui paraissait trop bizarre pour être vrai. Il devait bien y avoir une raison non ? Et sa mémoire qui lui jouait des tours ne l’aidait pas... Il était terrifié à l’idée de perdre cette personne qu’il aimait tant, de perdre son seul trésor, son oxygène. Il n’arrivait pas à penser correctement. Il essayait néanmoins plus il réfléchissait, plus la panique le gagnait et plus son esprit se troublait...

- Je m’en souviens, oui... Un peu.

Pas tout. Mais assez pour comprendre que s’il était dans ce lit d’hôpital c’était parce qu’il avait été idiot et qu’il s’était retrouvé dans le haut d’une maison délabrée. Hors, alors qu’il rétorquait cela, ses pupilles s’arrondirent légèrement en se ressassant les mots de l’infirmier. Il avait du mal attendre n’est-ce pas ?

- « Quinze jours » ? Répéta-t-il soudainement dans un souffle, un hoquet de tristesse mourant dans sa gorge, Ce n’était pas hier ? Je... J’ai dormi quinze jours ?

Les battements de son organe vitale s’intensifièrent brutalement, ses poumons compressant toute l’air qu’ils pouvaient emmagasiner alors que sous le choc, il se mit à tousser. Sa gorge lui brûlait avec acharnement, elle le torturait d’une telle force qu’il peinait à respirer. Ce n’était sans parler de ses bras qui se remirent à trembler furieusement. Tout commençait à prendre un sens dans son esprit. Il savait pourquoi Kei n’était pas là... Peut-être avait-il cru qu’il ne se réveillerait jamais, que cette douleur était trop difficile pour lui et qu’il avait préféré se retirer par peur d’apprendre une nouvelle encore plus douloureuse. Daichi ignorait comment il aurait réagi si les rôles avaient été inversé mais certainement qu’il aurait fui... Oui. Parce qu’il était faible et lâche. Et que voir celui qu’il aimait allongé dans un lit d’hôpital, endormi pour dieu ne savait combien de temps, il n’aurait pas été capable d’encaisser. Il aurait peut-être attendu un jour, deux jours, peut-être même une semaine puis il serait parti... Il aurait pleuré toutes les larmes de son corps, implorant le ciel et la terre de lui enlever tout ce qu’il avait de plus cher à son coeur, il aurait maudit les Dieux des milliers de fois mais assurément qu’il n’aurait pas eu le courage d’affronter l’image de son petit ami, inconscient, plus longtemps.

- Kei... Murmura à nouveau le jeune homme, des perles naissant sous ses yeux noisettes, Il était là ? Où est-ce qu’il est ? Je veux le voir...

Qu’on lui dise que c’était fini maintenant, qu’il était tiré d’affaires, qu’il pouvait revenir à l’hôpital parce que Daichi ne désirait personne d’autre que lui. Les autres, aussi égoïste soit-il, il n’en avait que faire... Il ne voulait que Kei. Et si ce dernier n’était plus là, autant baisser les bras immédiatement. A quoi bon se battre si la seule source de notre bonheur, de notre force, s’était évaporée dans la nature ?


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Tetsurou est né à Fukui le 28.06.1989.
Passionné de musique tout comme sa grande sœur Naomi, ils rêvaient de former un duo. Mais la jeune femme se tourna vers ses études, délaissant quelque peu ce rêve fou. Chose qui n'avait pas empêché Tetsurou d'y croire. Il continuait de se perfectionner à l'écriture et à la composition des chansons et dans la maîtrise de nombreux instruments.
Doué en informatique, il avait piraté les ordinateurs de ses voisins ou du banquier, dévoilant leurs petits secrets - anonymement. Il avait aussi piraté le site de la police, afin de vérifier les antécédents du petit-ami de sa sœur. A ce moment-là, il découvrit que sa sœur était violentée par ce dernier. Il tenta de relancer le dossier en dénonçant anonymement toujours les policiers qui avaient accepté de l'argent en échange de leur silence. Tout ça parce que la famille du petit-ami de sa sœur était riche.
Quelques temps plus tard, sa sœur mit fin à ses jours, et Tetsurou, avide de vengeance, tenta de pirater les ordinateurs de son petit-ami et de se famille. Il ne put y parvenir puisqu'il fut arrêté et condamné.
En sortant de prison, il reprit ses études de médecine, et devint infirmier.

Anecdotes :

Il ne sépare jamais de son collier × Il a pris des cours d'auto-défense au collège et a poursuivi au lycée. Ca lui a été utile en prison × Il a été enfermé pour piratage informatique × On pourrait qualifier Tetsurou de « grande gueule » ; il compense sa petite taille comme il peut × Il boit beaucoup de lait. Parce que ça fait grandir. Et qu'il croit toujours pouvoir pousser dans la nuit – l'espoir fait vivre non ? × Il est bon cuisinier, et surtout, est un très bon pâtissier × Passionné de musique, il sait jouer de la guitare, du piano, de l'harmonica et du saxophone × Il écrit et compose ses propres chansons, qu'il joue ensuite dans la rue × Il est nul en dessin × Il est du genre à rire un peu trop et à raconter un peu trop de blagues qui ne font rire que lui × Il est sarcastique, râleur, et un peu trop franc × Il n'en reste pas moins sensible × Il est très protecteur, attentionné et serviable × Il est maniaque × Ses guitares sont ses bébés × Il est très expressif × Il porte souvent des casquettes × Il a peur des tortues × Il cite généralement le chien comme animal favori × Côté musique il écoute de tout × Il possède deux ordinateurs chez lui × Sa sœur était très importante pour lui. Elle l'est toujours, et le restera. Il n'a pas encore totalement fait le deuil



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MessageSujet: Re: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Mer 2 Nov - 17:13


daichi ◮ tetsurou
Il ne savait pas comment aborder le sujet. Il ne savait pas comment dire les choses. Il ne s'était pas amélioré de ce côté-là en quinze jours. Et peut-être même que c'était encore pire qu'avant. Il n'avait pas ce tact dans ses mots ou dans ses gestes. Il disait les choses comme il les pensait, comme elles étaient, sans passer par des expressions douces. Il n'y arrivait pas. Il n'y arrivait jamais. Naomi lui avait souvent reproché durant son adolescence. Elle lui avait souvent dit de parler plus gentiment aux gens, que sa manière de leur dire les choses n'était pas la bonne. Que s'il continuait à les annoncer ainsi, on penserait qu'il se moquait ou qu'il n'en avait rien à faire des sentiments des autres. Naomi savait que ce n'était pas le cas, parce qu'elle connaissait son petit frère. Elle savait qu'il se cachait derrière ces mots-là pour ne pas montrer que ça le touchait lui aussi alors qu'il n'était pas concerné. Elle savait qu'il était quelqu'un de sensible, dans le fond. Juste que, peut-être, il avait trop de fierté pour laisser parler ses émotions les plus profondes. Il s'était entraîné, avec elle, à parler avec plus de diplomatie. A dire les choses moins sévèrement. Mais ce n'était pas pour lui. Ce n'était pas pour lui de brosser quelqu'un dans le sens du poil pendant trois heures pour ensuite leur avouer quelque chose. Ce n'était pas son genre de chercher ses mots pendant de longues minutes, pour ne pas froisser la personne en face de lui. S'il pensait les choses ainsi, il les disait de la même façon. Ca ne fonctionnait pas autrement. Quand il s'y était essayé, chaque parole sonnait étrangement fausse. Et il n'aimait pas ça. Parce que ce n'était pas lui. Et parce qu'il avait l'impression de mentir.
Hors il se rendait compte que ça lui serait utile, aujourd'hui. Son travail amenait son lot de mauvaises nouvelles à devoir annoncer aux patients, et il galérait toujours à les dire. Il laissait les autres s'en charger, parce qu'il ferait mieux que pour à ce niveau-là. Il préférait aller annoncer les bonnes nouvelles. Les mauvaises le touchaient. Énormément. Et il était toujours désolé de rien pouvoir faire pour aider les proches à être soulagé.
Ce jour où Daichi avait eu son accident, par exemple. Il s'était lui-même proposé de tout aller avouer à sa mère et à Kei. Mais il avait été le premier des trois à être perdu, au final. Il comprenait leur douleur, il la partageait un peu d'une certaine façon puisqu'il s'inquiétait aussi pour Daichi mais probablement à un niveau inférieur à eux. Il la comprenait mais il n'avait rien pu faire. Rien pu dire. Rien pour les soulager un minimum. Pour les réconforter. Il avait observé sa mère en silence, alors qu'elle pleurait. Il avait observé Kei, alors qu'il paniquait. Et il n'avait rien fait. Rien dit. Il avait simplement regardé.
Tout comme les jours suivants.
Quoiqu'il avait essayé, au moins. Il avait essayé de réveiller Kei. De rassurer la mère de Daichi quand il la voyait. Il avait essayé de se montrer réconfortant. Il avait essayé de les soulager. Il avait tenté de leur changer les idées. Il savait que ça n'avait pas marché, au moins il avait au moins essayé... non ?
Il avait essayé de retenir le professeur, aussi. De faire changer son père d'avis du moins. Mais il n'avait jamais croisé un homme aussi borné que celui-là. Aussi borné que lui. Il s'était énervé, ne comprenant pas sa décision. Il s'était énervé, parce qu'il se doutait que la première personne que Daichi souhaitait voir à son réveil, c'était Kei. Il s'était énervé, et il avait tenté, mais ça n'avait rien donné.
Il se retrouvait alors seul aujourd'hui. Il était pratiquement sûr que le professeur aurait su trouver les mots pour rassurer Daichi. Qu'il aurait su trouver les mots pour le calmer.

Un peu. Il s'en souvenait un peu. C'était déjà ça... mais ça ne lui disait pas vraiment ce qu'il savait, et ce qu'il ne savait pas. De toute façon, Tetsurou ignorait des détails que Daichi connaissait. Il ignorait pourquoi ils étaient près de cette maison ce jour-là. Il ignorait où se trouvait Kei quand la maison s'était effondrée, où il était exactement. Il savait où les pompiers l'avaient trouvé mais il ne savait rien de ce qu'il s'était passé avant.
Il avait demandé à Kei de lui expliquer. De lui dire. Ce qu'il avait vu. Ce qu'il avait ressenti. Il lui avait demandé de lui décrire chaque sensation sur sa peau ou dans son cœur. De lui décrire tout ce qu'il lui était passé par la tête. Il n'avait obtenu aucune réponse. Il lui avait demandé plusieurs fois. Et à chaque fois seul le silence lui répondait. Le silence, et ce regard vide.

« Désolé... », souffla-t-il, une légère grimace au visage, « Hey hey, doucement. Doucement », et il lui mima avec sa main de suivre un rythme pour sa respiration, la levant pour lui montrer quand inspirer, la descendant pour lui montrer quand expirer. Il n'était pas bien sûr que ça marchait cela dit. Il arrivait plus facilement à énerver les gens qu'à les calmer.

Sa main s'arrêta dans l'air à la mention du prénom du professeur. Il ne l'oubliait décidément jamais. Il trouvait cela adorable, si on oubliait tout le reste de la situation. Et il comprenait à quel point chacun comptait pour l'autre. Il avait bien remarqué que la seule personne à qui Kei pensait, c'était Daichi. Quand il était assis ici sur cette chaise ou lorsqu'il l'avait accueilli chez lui.
Aussi adorable que cela puisse être, ça ne lui facilitait pas la vie. Que ce soit avec Kei, ou avec Daichi.

« Il était là oui », lui dit-il, un léger sourire aux lèvres, « Il était là tous les jours », et il lui montra brièvement la chaise pour lui faire comprendre qu'il était assis ici même.

Et c'était là qu'on arrivait au sujet fâcheux. Pourquoi dire qu'il était là tous les jours alors qu'il n'était pas là aujourd'hui ? Enfin, en réalité, son absence datait de trois jours maintenant. Peut-être même quatre. Il se gratta la tête un instant, une nouvelle grimace plaquée au visage.
Il n'arrivait même pas à trouver autre chose, une autre histoire, des détails de sa vie à raconter à Daichi pour lui faire oublier sa question initiale. Parce qu'il savait qu'il n'oublierait pas. Il n'avait pas envie de l'agacer, non plus.
Hors il ne voulait pas non plus qu'il s'énerve, ou panique, à cause de ce qu'il s'était passé.

« On ne peut pas le voir », un faible soupir mourut contre ses lèvres. Il avait essayé pourtant. Mais toute visite était interdite, apparemment. Quelle connerie. Il se mordit la lèvre alors, une mine désolée au visage alors qu'il égarait ses prunelles sur son visage.

Il était désolé, car il aurait voulu être capable de le retenir. De faire changer son père d'avis. De le faire accepter que Kei reste ici. Il avait essayé. Vraiment. De toutes ses forces. Il s'était même fait hurler dessus par son supérieur pour avoir parlé aussi fort dans les couloirs.
Il aurait voulu qu'il soit là pour lui aujourd'hui. A sa place.

« Il est dans... un centre », expliqua-t-il simplement.

Alors quoi Tetsurou, il était dans un centre ? Un centre de quoi ? D'aquabicking ? Tu t'arrêtais là ? Tu ne donnais pas plus d'explications ?
Eh bien non. Il ne voyait pas en quoi ça changerait quelque chose que Daichi sache dans quel genre de centre Kei était. Parce que le préciser reviendrait à décrire l'état dans lequel Kei se trouvait. Et il ne voulait pas que Daichi commence à imaginer le professeur. Il ne voulait pas lui donner cette vision.
Evidemment, Tetsurou n'était pas idiot. Lui-même avait pensé que Kei avait besoin d'aide. Lui-même s'était dit qu'il ne pouvait pas le laisser comme ça. Et c'était pour cela qu'il était resté avec lui. Qu'il venait le voir dans cette chambre à chaque pause ou après le travail. Il restait avec lui, il essayait de le faire parler, il lui parlait. Il restait présent, prêt à l'écouter si jamais.
Il comprenait aussi, que son père pensait bien faire. Que la vision de son fils dans un état pareil devait être douloureuse. Mais il ne l'aidait pas. Pas comme ça. Pas en le forçant. Pas en l'enfermant. Au contraire. Ca allait empirer sa situation.
Ce genre de blessures, celle que le professeur portait sur ses épaules, ne guérissaient pas de cette façon. Ce n'était pas comme un bleu. On appliquait de la pommade, et toute trace de blessure disparaissait au bout de quelques jours. Ce n'était pas comme un rhume, où l'on avait des cachets pendant plusieurs jours pour finir par guérir. Ce n'était pas aussi simple. C'était beaucoup plus complexe. Les médicaments ne servaient à rien – et bon Dieu il espérait qu'on ne le mitraille pas de comprimés.

« Tu... Tu as soif ? », tenta-t-il.
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Anecdotes :

Il a un frère jumeau • A cause de son passé, il est souvent obligé de mentir sur son identité, tout comme il se retrouve à changer de nombreuses fois de travail • Il a passé 2 ans et demi en prison, accusé à tort, pendant cette période et encore un peu après, personne n'entendit le son de sa voix. Il ne parlait pas. • Il est auteur compositeur néanmoins il utilise un pseudonyme plutôt que son prénom : Ses initiales "D.H" • Il n'aime pas se déshabiller devant les gens à cause des multiples cicatrices présentes sur son torse • Le danger le fascine, il est exactement ce genre de type qui n'hésitera pas à prendre le risque de marcher sur les railles d'un train ou de se pencher au-dessus du vide sans être attaché • La musique le détend mais il préfère en règle général les chansons calmes et sans paroles. Ironique pour un compositeur. • Il joue d'ailleurs très bien du violon et de la guitare, Daichi a un attrait particulier pour les instruments à corde• Il ne supporte pas le monde, encore moins les lieux bondés et les endroits clos, ça l'oppresse à cause de ce que cela lui rappelle • Il est plutôt distant avec les gens en règle général, que ce soit des inconnus ou des anciennes connaissances. Tout comme il est loin d'être une personne tactile • Cependant Daichi est un jeune homme généreux, avec le coeur sur la main. C'est aussi une personne calme qui ne s'emporte que rarement mais qui peut faire mal lorsqu'il le fait.



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MessageSujet: Re: I'm nowhere if I'm here without you • | Ft. Tetsuro    Dim 6 Nov - 23:05


Tetsuro & Daichi
I'm nowhere if I'm here without you




Pourquoi Kei n’était pas là ? Pourquoi ne pouvait-il pas le voir ? Pourquoi personne le prévenait-il de son réveil ? L’esprit du compositeur était complètement brouillé, il n’arrivait pas à penser sereinement alors qu’en cet instant, son unique volonté était de voir ce garçon qu’il aimait plus que tout à ses côtés. Bien sûr il était en mesure de comprendre que c’était difficile pour son petit ami, voir insoutenable néanmoins ne s’aimaient-ils pas assez pour sur monter cette souffrance ensemble ? A moins qu’était-ce lui qui était égoïste à désirer une chose qui ne lui était plus destinée, une chose qu’il ne méritait pas et qu’il avait manqué de tuer par sa propre inconscience. Sûrement que si Daichi avait l’esprit plus clair, qu’il était moins dans les vapes, il passerait les trois quarts de son temps à culpabiliser cependant là, son seul désir était de voir Kei. Il ne voulait pas qu’on lui dise que ce dernier était en forme, qu’il n’avait pas à s’inquiéter, lui souhaitait le voir de ses propres yeux. Il voulait le sentir près de lui, le toucher, l’embrasser puis se dire que tout ceci était fini, qu’il y avait eu énormément de peur mais que c’était arrangé à présent. Les jours qui suivraient seraient compliqués, même très difficiles et probablement qu’il ne parviendrait pas à fermer l’oeil sans avoir de mauvaises images à l’esprit, qu’il continuerait à sentir cette odeur de poussière, à avoir l’impression de s’effondrer alors qu’il était dans son lit néanmoins ça irait. Si son compagnon était à ses côtés, ils seraient en mesure de tout surmonter, ils seraient capable de passer cet obstacle. N’avaient-ils pas connu pire tous les deux ? Oui, non, peu importait... Ce n’était qu’un évènement horrible de plus qui les touchait néanmoins ça irait, non ? Bêtement, Daichi tentait de s’en convaincre sauf qu’il avait ce sentiment horrible au fond de lui qui lui faisait comprendre que ça ne serait pas aussi simple, qu’en ce jour, il avait perdu plus que quelques semaines de son existence. Il avait peut-être mal aux jambes cependant la douleur était infime comparé à celle qui broyait son coeur puis le piquait avec violence à coup d’aiguilles. Tout ça parce que l’amour de sa vie n’était pas là. Une vie qui lui paraissait fade en absence, une pensée horrible qui l’accaparait alors que stupidement, le jeune homme songeait qu’il n’aurait jamais du rouvrir les yeux si on lui avait retiré son trésor le plus précieux.

Il était inquiet, tracassé, et c’était certainement l’unique raison qui motivait encore le peu de force qui restait en lui. Il voulait aller le voir, il voulait sortir de là puis le retrouver le plus rapidement possible. Il s’excuserait plus tard envers Tetsuro pour ses réflexions et pour ses actes. Il s’excuserait de ne songer qu’à Kei et de le pardonner de ne lui accorder aucun intérêt en cet instant alors que son ami lui tenait compagnie. Sauf que comment expliquer que son véritable sauveur dans l’histoire, c’était le professeur, que c’était lui qui l’avait tiré de ses ténèbres les plus obscures, qui l’avait protégé à sa manière et qui était, clairement, son seul rayon de soleil. Parce que rien qu’avec sa présence, rien qu’avec ses petites manies, avec ses doux sourires, il parvenait à illuminer son existence. Et dés qu’il n’était plus, toutes ces lumières chaleureuses s’éteignaient du coeur du jeune homme. Il n’y avait plus rien. Plus aucun bonheur, juste un noir intense.

Les larmes déferlaient le long de ses joues et il n’avait ni la force ni même le courage de tenter de les effacer. Parce que c’était douloureux, que ça lui martelait l’âme et que plus que tout, il désirait le voir. Il ne désirait rien d’autre. Ses yeux s’égarèrent aussitôt en direction de son camarade, un brin de surprise se reflétant dans ses pupilles. Kei était venu, Kei était là tous les jours mais alors... Pourquoi ? Pourquoi n’était-il pas ici aujourd’hui ?

« Hein ? »

Ce mot était sorti tout seul, ne saisissant pas les propos de l’infirmier tandis que les battements de son coeur s’accentuaient avec plus de puissance. Il n’aimait pas ce qu’on lui disait, il n’aimait pas ce que cela signifiait et lorsque Tetsuro lui expliqua la véritable raison de la non présence de son petit ami, Daichi cru voir littéralement son monde entier s’effondrait. Toutes ses pensées étaient en train de tournoyer, s’affolant dans son esprit, sa vision se troublant de plus en plus au fur et à mesure que ses gouttes s’écoulaient sur ses joues pâles. Pourquoi est-ce qu’on avait mis Kei dans un centre ? La réponse, le compositeur la connaissait... Il n’était pas idiot et se doutait très bien de quel genre de centre il s’agissait. Cela voulait dire que non, son petit ami n’allait pas bien, qu’il était au contraire au plus mal et ça lui rappelait encore une fois ce soir où après avoir disparu pendant trois jours, il avait retrouvé son compagnon dans un état affreux. Il n’osait guère imaginer ce qu’il en était maintenant... Il ne saisissait juste pas. Pourquoi l’emmener là-bas ? En quoi est-ce que ça aiderait son petit ami ? Il n’entendit pas les dires de son ami, il n’était que concentré dans ses réflexions et d’un geste brusque, il avait retiré le drap qui recouvrait ses jambes.

- Il faut que je le vois !! Déclara le blessé d’une voix paniquée, emplis d’émotions, mélangé avec ses pleurs, Il faut que j’aille le chercher ! Il ne peut pas rester là-bas, il doit être là ! Il ne peut pas !!

Daichi se retrouvait dans cette chambre sans réellement y être, il était déconnecté. Son corps entier était parsemé de spasmes, des tremblements hantant chaque parcelle de sa peau alors qu’il en avait du mal à respirer. Il avait l’impression de devenir complètement fou cependant qu’on lui pardonne, il ne supportait pas l’idée d’être coincé sur ce lit pendant que son bien aimé souffrait à l’autre bout de la ville.

Sauf qu’à peine eut-il essayé de bouger une jambe qu’il ne put retenir le cri de douleur qui s’échappa de sa bouche. Tant de pourquoi résonnait dans sa tête alors qu’en rage de sa condition, en rage de ces personnes qui lui avaient retiré son petit ami, il frappait violemment ses poings contre le matelas, se mordillant férocement la lèvre. Il ne cessait guère de répéter des « Il le faut, il faut que j’aille le chercher » alors que complètement démuni, impuissant, les gouttes persistaient à s’abattre le long de son visage. La vie était injuste, on n’avait pas le droit de lui retirer l’être le plus important à ses yeux.  


luckyred.


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I know now, just quite how my life and love might still go on. If I could, then I would, I'll go wherever you will go. Way up high or down low. I'll go wherever you will go© ΣXODUS
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